Páginas

Mostrando entradas con la etiqueta reyes. Mostrar todas las entradas
Mostrando entradas con la etiqueta reyes. Mostrar todas las entradas

lunes, marzo 12, 2012

Trabajo de estudio sobre "Le roi danse", de Gérard Corbiau

Le roi danse trata sobre la relación creativa entre dos artistas inmensos: Giovanni Battista Lulli y Jean Baptiste Poquelin, alias Molière, en la corte de Luis XIV.
Muchas cosas podemos aprender de esta película.


Para comenzar, repasemos las relaciones de Luis con la dinastía española de los Habsburgo.
Luis era hijo de Ana de Austria, la hermana de Felipe IV y fue esposo de su prima María Teresa de Austria, quien era hermana de Carlos II.



Luis XIV, Rigaud

Ana de Austria según Rubens


En la película aparece el cardenal Mazarino, Primer Ministro que secundaría a la madre regente durante la minoría de edad de Luis.

 




Mazarino, por Pierre Bouchart




Aparece también en el minuto 62 un pintor de la corte, Jean Nocret, mientras pinta La Familia de Luis XIV.
Veamos el lienzo:




Y también hay un momento en que se ve un pintor haciendo un retrato ecuestre, probablemente el que hiciera René Antoine Houasse.


En la misma escena, un segundo pintor hace una escena de batalla. Según mi entender, pertenecen a dos lienzos distintos. Veámoslos.



 Adam Frans van der Meulen, Défaite de l'armée espagnole près du canal de Bruges (31 de agosto de1667).




Y al cuadro de Robert Bonnart, Louis XIV au siège de Tournai (21 de junio de1667) que ahora te presento pertenecerían los fragmentos que le siguen.















La película permite ser testigo de la planificación de los jardines de Versalles en la ciénaga que ocupaba el predio antes de la labor del paisajista André Le Nôtre y del arquitecto Louis Leveau.
Gracias a la película aprendimos que fue Luis XIV quien creara la Academia Real de Danza en 1661.


En cuanto a los géneros abordados vemos la referencia a la primera ópera en francés, de 1671, Pomone, del compositor Robert Cambert. Pomona era la diosa de frutos y plantas (pensemos en los términos pomme, pomme de terre, pomodoro, pomelo).
De esta ópera aparecen dos segmentos de arias, Passons nos jours dans ces vergers y Que voyez-vous, mes yeux?
Escuchémoslas:





Y como suele pasar en las películas, las licencias dificultan disfrutar los fragmentos a quienes no los conocen de antemano ya que están unidos sin criterio y el producto final suena incoherente musicalmente hablando.
Esto es lo que se escucha en el film:






Diez años antes del estreno de Pomone, en 1661, Molière había estrenado la primera comedia ballet, Les fâcheux, con coreografía de Pierre Beauchamp y música de Lully.

Continuando con la música, una folía acompaña toda una escena.
Podemos apreciar el compás ternario, la estructura melódica clara de ocho compases con final suspensivo y los ocho siguientes con final conclusivo.



Lully creó la tragedia en música. Una de ellas es Armide. De ella, en una escena trágica (la de la operación de Ana, su madre) se escucha un fragmento, la pasacalle.
Escuchémosla:



Otro pasaje de Armide se escucha en esta escena en que se planifica Versalles. Escucha desde el minuto 6'11:


Y aquí la versión completa del prólogo:




También hizo Lully música de ballet, como El triunfo del amor, parte del cual se escucha en la escena en que Molière está representando El enfermo imaginario.



En 1670 se estrena El burgués gentilhombre, en la que el protagonista, Monsieur Jourdain, es sometido a una ceremonia para abrazar la religión musulmana.
Este fragmento aparece en la película.
Recordémoslo:



Sin embargo, la música no corresponde a esa escena sino que es un poco anterior y se baila sin letra alguna.
El parlamento del muftí está cercenado y alguna línea en desorden. Verás que incluso que dice Giourdino en vez de Giourdina. Abajo, en el texto original, pongo en negrita lo que se escucha en la película.
Pero veámosla antes en la versión de Le Poème Harmonique.



He aquí el texto correspondiente a este pasaje del acto IV, escena V. Podrás comparar el original con la selección del director (en negrita, las palabras que se escuchan).

LE MUFTI
Se ti sabir,
Ti respondir
Se non sabir
Tazir, tazir.

Mi star Mufti
Ti qui star ti
Non intendir
Tazir, tazir.
Le Mufti demande en même langue aux Turcs assistants, de quelle religion est le Bourgeois, et ils l’assurent qu’il est mahométan. Le Mufti invoque Mahomet en langue franque, et chante les paroles qui suivent.
LE MUFTI
Mahameta per Giourdina
Mi pregar sera e mattina
Voler far un Paladina
De
Giourdina, de Giourdina.
Dar turbanta, é edar scarcina
Con galera e brigantina
Per deffender Palestina.
Mahameta, etc.
Le Mufti demande aux Turcs si le Bourgeois sera ferme dans la religion mahométane, et leur chante ces paroles.
LE MUFTI
Star bon Turca Giourdina.
LES TURCS
Hi valla.
LE MUFTI danse et chante ces mots.
Hu la ba ba la chou ba la ba ba la da.
Les Turcs répondent les mêmes vers.
Le Mufti propose de donner le turban au Bourgeois, et chante les paroles qui suivent.
LE MUFTI s’adressant au Bourgeois.
Ti non star furba.
LES TURCS
No, no, no.
LE MUFTI
Non star forfanta ?
LES TURCS
No, no, no.
LE MUFTI aux Turcs.
Donar turbanta. Donar turbanta.
Les Turcs répètent tout ce qu’a dit le Mufti pour donner le turban au Bourgeois. Le Mufti et les Dervis se coiffent avec des turbans de cérémonies, et l’on présente au Mufti l’Alcoran, qui fait une seconde invocation avec tout le reste des turcs assistants ; après son invocation il donne au Bourgeois l’épée, et chante ces paroles.
LE MUFTI
Ti star nobile, non star fabola.
Pigliar schiabola.

Puis il se retire.
Les Turcs répètent les mêmes vers, mettant tous le sabre à la main, et six d’entre eux dansent autour du Bourgeois, auquel ils feignent de donner plusieurs coups de sabre.
LE MUFTI commande aux Turcs de bâtonner
le Bourgeois, et chante les paroles qui suivent.
Dara, dara,
bastonara, bastonara.
Les Turcs répètent les mêmes vers, et lui donnent plusieurs coups de bâton en cadence.
LE MUFTI
Non tener honta
Questa star l’ultima affronta.



Otro ballet de Lully es Xerxes, del que puedes escuchar una versión lenta en la escena de la convalecencia del rey y del parto de Madeleine. Lamentablemente, los gritos de la parturienta que se traslapan con el telón musical son en tal modo desagradables que no permiten apreciar la música.
Te dejo aquí una versión con ballet:




Ahora adentrémonos un poco más en las obras literarias de Molière y su adaptación a esta obra cinematográfica en particular.

En 1664 Molière representaría la insidiosa Tartuffe.
El fragmento representado en la película, perteneciente al acto II, contiene trazas de las escenas 2 y 3.
Escrita en alejandrinos franceses, la traducción al español es nefasta.
Ya en la adaptación hecha para el film hay una selección de los dísticos, que en el audio francés conservan su estructura y sentido. 
Les pongo un ejemplo: en negrita los diálogos escogidos por el director.










Escena 2
   ...
TARTUFFE 

Que voulez-vous?
DORINE 

Vous dire.
TARTUFFE. Il tire un mouchoir de sa poche.
Ah! mon Dieu, je vous prie,
Avant que de parler prenez-moi ce mouchoir.

DORINE
Comment?
TARTUFFE

Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.

DORINE
Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!

Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas,
Que toute votre peau ne me tenterait pas.

TARTUFFE
Mettez dans vos discours un peu de modestie,
Ou je vais sur-le-champ vous quitter la partie.
DORINE
Non, non, c'est moi qui vais vous laisser en repos,
Et je n'ai seulement qu'à vous dire deux mots.
Madame va venir dans cette salle basse,
Et d'un mot d'entretien vous demande la grâce.


Del final de la escena ya no hay citas y de la escena 3 se escuchan estos versos resaltados:

TARTUFFE
Que le Ciel à jamais par sa toute bonté
Et de l'âme et du corps vous donne la santé,

Et bénisse vos jours autant que le désire
Le plus humble de ceux que son amour inspire!
ELMIRE
Je suis fort obligée à ce souhait pieux.
Mais prenons une chaise, afin d'être un peu mieux.
TARTUFFE
Comment de votre mal vous sentez-vous remise?

ELMIRE
Fort bien; et cette fièvre a bientôt quitté prise.

TARTUFFE
Mes prières n'ont pas le mérite qu'il faut

Pour avoir attiré cette grâce d'en haut;
Mais je n'ai fait au Ciel nulle dévote instance
Qui n'ait eu pour objet votre convalescence.

...
ELMIRE
Que fait là votre main?
TARTUFFE
Je tâte votre habit: l'étoffe en est molleuse.

ELMIRE
Ah! de grâce, laissez, je suis fort chatouilleuse.

Elle recule sa chaise, et Tartuffe rapproche la sienne.
TARTUFFE
Mon Dieu! que de ce point l'ouvrage est merveilleux!
On travaille aujourd'hui d'un air miraculeux;

Jamais, en toute chose, on n'a vu si bien faire.

...
ELMIRE
C'est que vous n'aimez rien des choses de la terre.

TARTUFFE
Mon sein n'enferme pas un cœur qui soit de pierre.

ELMIRE
Pour moi, je crois qu'au Ciel tendent tous vos soupirs,
Et que rien ici-bas n'arrête vos désirs.
TARTUFFE
L'amour qui nous attache aux beautés éternelles
N'étouffe pas en nous l'amour des temporelles;

Nos sens facilement peuvent être charmés
Des ouvrages parfaits que le Ciel a formés.

Ses attraits réfléchis brillent dans vos pareilles;
Mais il étale en vous ses plus rares merveilles:
Il a sur votre face épanché des beautés
Dont les yeux sont surpris, et les cours transportés,
Et je n'ai pu vous voir, parfaite créature,
Sans admirer en vous l'auteur de la nature,

...

ELMIRE
La déclaration est tout à fait galante,
Mais elle est, à vrai dire, un peu bien surprenante.

Vous deviez, ce me semble, armer mieux votre sein,
Et raisonner un peu sur un pareil dessein.
Un dévot comme vous, et que partout on nomme.

TARTUFFE
Ah! pour être dévot, je n'en suis pas moins homme;

Et lorsqu'on vient à voir vos célestes appas,
Un cœur se laisse prendre, et ne raisonne pas.
Je sais qu'un tel discours de moi paraît étrange;
Mais, Madame, après tout, je ne suis pas un ange;
Et si vous condamnez l'aveu que je vous fais,
Vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.

...

ELMIRE
Je vous écoute dire, et votre rhétorique
En termes assez forts à mon âme s'explique.
N'appréhendez-vous point que je ne sois d'humeur
À dire à mon mari cette galante ardeur,

Et que le prompt avis d'un amour de la sorte
Ne pût bien altérer l'amitié qu'il vous porte?
TARTUFFE
Je sais que vous avez trop de bénignité,
Et que vous ferez grâce à ma témérité,

Que vous m'excuserez sur l'humaine faiblesse
Des violents transports d'un amour qui vous blesse,
Et considérerez, en regardant votre air,
Que l'on n'est pas aveugle, et qu'un homme est de chair.




El audio en español no respeta ni la rima ni los versos ni el tono.
Traduciendo libremente a prosa el parlamento último, se podría decir que los versos en negrita dicen:
Sé que tenéis gran indulgencia y que sabréis perdonar mi temeridad y consideraréis, al contemplar vuestra propia figura, que no soy ciego y que el hombre es de carne.
Lejos de lo que se escucha en la película, burdas palabras, tan alejadas del espíritu cáustico de Moliére:
Y consideraréis que viendo vuestra figura uno no esté ciego y quiera veros desnuda.

Veamos el pasaje con subtítulos en inglés.






domingo, febrero 05, 2012

Luisa Fernanda, marco histórico de la zarzuela de Moreno Torroba

Federico Moreno Torroba, músico postromántico y nacionalista, compuso en 1932 la zarzuela Luisa Fernanda.
Como vimos en clase, retrata el ambiente previo a la revolución La Gloriosa, de 1868, que terminó con el reinado de la reina Isabel II y su exilio a Francia .
Isabel II era hija de Fernando VII, controvertido rey que, junto con su padre Carlos IV, propició la entrada en España de José Bonaparte, hermano de Napoleón.


Revisemos, pues, los Borbones en España.
Llegaron en 1700, en la persona de Felipe V.
Como hiciéramos con los Austrias, imaginemos otro sandwich que nos ayude a recordar esta dinastía de origen francés.


Los panes serían los Felipes. El relleno, los otros monarcas.
Podemos poner en primer lugar como relleno a los tres hijos de Felipe V que fueron reyes: Luis, Fernando VI y Carlos III.
Luego, en el medio, los felones, aquellos monarcas que pactaron con Napoleón: Carlos IV y Fernando VII.
Finalmente, Isabel II, su hijo Alfonso XII, su nieto Alfonso XIII, con el interregno de Franco, y luego el actual rey, Juan Carlos I.
El pan de abajo será el Felipe que vendrá, que asumiría como Felipe VI.

Isabel II llegó a reinar gracias a que con la Pragmática Sanción se derogó la ley sálica.
Esto trajo más problemas a la soberana, ya que su tío Carlos María Isidro reclamaba el trono y se sucedieron las guerras carlistas.
En la zarzuela aparecen los liberales como oponentes de Isabel.
Su reinado fue difícil pero perviven ciertas mejoras que nos la recuerdan.

Dentro de su legado verás su nombre relacionado con la empresa de agua de Madrid, el canal de Isabel II.

Inauguración del canal de Isabel II

En 1850 inauguraría también el Palacio de las Cortes, de línea neoclásica.


Y ese mismo año inauguró el Teatro Real de Madrid.

Isabel tuvo una hermana llamada como la protagonista de la zarzuela: Luisa Fernanda. A los diez años quedarían solas en Madrid, ya que su madre y su segundo marido se verían obligados a refugiarse en París. Tres años después, a los 13, sería declarada reina
Duro comienzo para la reina de los tristes destinos, como la llamaban.


María Cristina con Isabel y Luisa Fernanda


En la obra, además de la confrontación entre monárquicos y liberales, se cita como batalla la del puente de Alcolea.
Esta batalla tuvo lugar en tierras cordobesas. Las fuerzas antimonárquicas estaban dirigidas por el general Prim, quien sería el que trajera a Amadeo de Saboya, italiano que reinó dos años hasta la restauración borbónica poco después.

Uno de los personajes secundarios, Luis Nogales, cita en el momento en que Javier Moreno lo detiene a Juan de Padilla y Francisco Maldonado.
Estos habían sido líderes comuneros ajusticiados a comienzos del siglo XVI, en época de Carlos I, en la guerra de las comunidades de Castilla.
Luis Nogales, antimonárquico, se identifica con la lucha antiimperialista de estos comuneros y presiente compartir su mismo sino.

Ajusticiamiento de los capitanes comuneros, por Antonio Gisbert


 En el tercer acto hay una jota extremeña, El Cerandero, con motivo de la proximidad de la boda de Luisa con Vidal. Si bien es anterior -de 1789, época de Carlos IV- , Goya retrató muy bien el ambiente de las fiestas populares. El personaje con venda en los ojos, la ronda, el árbol... La escena en sí es muy parecida a la que vimos en la zarzuela.


La gallina ciega, Francisco de Goya





 Para concluir el estudio de la zarzuela recuerda que debes saber tocar en flauta y cantar dos pasajes: la habanera "Marchaba a ser soldado" y la mazurca de las sombrillas.






Glosario: argotero, zaragatero, cuchipanda, fariseo, carcamal, chinarrazo, brear, alcarraza.

sábado, diciembre 24, 2011

Músicos italianos en Madrid

En las lindes del Barroco con el Clasicismo llegaron a Madrid músicos procedentes de Italia para trabajar a las órdenes de los monarcas españoles que fueron sus mecenas.

En 1700, después de la guerra de sucesión entre las casas de Habsburgo y los Borbones, llegó Felipe de Borbón a reinar en España.

Felipe V llegó para asumir el trono español a los 17 años y tuvo el reinado más largo hasta ahora.
Había nacido en Versalles. Tanto echaría de menos los jardines del palacio por los que paseaba con su abuelo Luis XIV que hizo en Aranjuez unos jardines preciosos que le recordaban su infancia. Su abuela era hermana del último Austria, Carlos II.

En los jardines de Aranjuez cantaría el famoso castrato Carlo Broschi, Farinelli, llegado a España en 1737.

Carlo Broschi según Giacomo Amiconi

Sus cantos ayudarían parcialmente a paliar la melancolía del rey, prematuramente envejecido y deseoso de dejar el reino en manos de sus hijos.

Puedes ver una recreación de algunos de estos momentos en los siguientes videos:





Luis recibió la corona de manos de su padre en 1724, pero solo reinó unos meses, ya que murió a los 17 años.
Felipe tuvo que retomar corona y funciones, siendo el primer monarca español que tuviera dos reinados (el segundo será Fernando VII).


En 1746 murió Felipe V y, a los 33 años, asumirá la corona su hijo Fernando.
Fernando VI se casó con la portuguesa Bárbara de Braganza.
Bárbara era una música eximia. Estudiaba clave en Lisboa con Domenico Scarlatti, napolitano hijo de Alessandro, otro célebre músico.
Cuando Bárbara contrae matrimonio con Fernando VI, trae consigo a España a su profesor Domenico.
Muchas de las sonatas para clave de Scarlatti fueron compuestas con fines pedagógicos, para sus clases con la reina.



Escuchemos una de sus sonatas en piano por Martha Argerich, pianista argentina.


Bárbara y Fernando VI descansan en la iglesia de Santa Bárbara. La reina fundó el conjunto arquitectónico, parte del cual es ahora el Tribunal Supremo.

estatua de Bárbara de Braganza, Madrid

En la iglesia hay una tribuna vidriada desde la cual oiría misa la pareja real.




Una entrada en el altar comunica con la capilla que guarda los restos de la reina. El diseño del conjunto es de Sabatini, realizado por encargo de Carlos III.

 Domenico Scarlatti vivió en Madrid cerca de la Plaza de España, en la calle Leganitos. Así se ve ahora el lugar:















 Detalle de la placa de la casa en que vivió Scarlatti en Madrid, Leganitos 35.











Scarlatti murió en 1757 y fue enterrado en la iglesia de San Norberto, obra del arquitecto Ventura Rodríguez.
iglesia de San Norberto

José Bonaparte ordenó su demolición. En su lugar encontramos hoy la plazuela de los Mostenses y los restos del músico napolitano se han perdido.

El hermanastro menor de Fernando VI, hijo de Felipe V y de Isabel de Farnesio era el infante Luis Antonio de Borbón.

Luis Antonio fue mecenas de Luigi Boccherini, de Lucca, quien lo acompañó en los muchos cambios de residencia del infante.
Goya pintó a la familia del infante:



Boccherini tiene una plaza dedicada a él en la ciudad en que vivió desde los 25 años, Madrid.

Su casa madrileña queda a metros de la plaza Tirso de Molina en la calle de Jesús y María, 5.


Boccherini rindió homenaje a Madrid con la "Música nocturna de las calles de Madrid". Es un quinteto para dos violines, viola y dos cellos y lleva el verzeichnis G. (de Yves Gérard) 324. Un fragmento de la obra (la quinta parte, el pasacalle) aparece en la película "Master and commander".


Y así finalizamos el recorrido madrileño, aunque, ¡bien distinta debe ser la ciudad hoy a aquella que pisaron estos insignes músicos!

jueves, diciembre 22, 2011

Los Austrias mayores y la música


                                             ver en YouTube


Carlos I de España nació en Gante (ahora ciudad belga) en 1500. Era francófono y ya vimos que entre la música que prefería estaba la chanson polifónica "Mille regretz", de Josquin des Prez.


Carlos I tuvo durante su reinado varios frentes abiertos para defender el territorio de su imperio. En tierras alemanas, se produjo la reforma protestante y Lutero fue para él un gran problema, siendo como era Carlos I nieto de los Reyes Católicos. Hasta Austria llegó con sus tropas el sultán Solimán el Magnífico. Y con Francisco I de Francia tuvo litigios, guerras y tensiones constantes sobre tierras italianas y cuestiones de poder sobre Europa. En 1525, Carlos I incluso apresó a Francisco y lo retuvo en el alcázar de Madrid como prisionero (si te llama la atención, el alcázar no existe ya, se quemó en la Nochebuena de 1734 y en ese solar se levanta ahora el Palacio Real).

Carlos I y Francisco I tuvieron, entre tantas guerras, varias treguas. En la de 1538, firmaron la paz de Niza bajo auspicios del papa Paulo III y para esa ocasión, Cristóbal de Morales recibió el encargo de un motete, Iubilate Deo Omnis Terra. Como verás, cita y agradece a Paulo III y a los dos monarcas por haber traído la paz.

Escuchémoslo:






Pasemos a Felipe II.
Felipe II tenía dos hermanas: María y Juana.
María casó con Maximiliano II y así se convirtió en la emperatriz María de Austria. Tiempo después, al quedar viuda, regresó a España, y se retiró junto con su hija de trece años en el Convento de las Descalzas Reales, en Madrid.



María de Austria, hermana de Felipe II retratada por Antonio Moro

El Convento de las Descalzas había sido fundado por Juana, la otra hermana de Felipe II. Y allí, en las Descalzas, servía por esos años Tomás Luis de Victoria, músico contrarreformista y cura, discípulo de Palestrina y que compuso únicamente obras religiosas.
El músico Luis de Victoria coincidió en las Descalzas con la emperatriz María de Austria, ambos estuvieron unidos por una gran amistad. Para el funeral de la emperatriz compuso en 1603 el Officium defunctorum. Esta obra sería interpretada pocos años después, en 1611, en la iglesia de San Ginés -donde era
capellán y sitio en que falleció-, en ocasión de la propia muerte del compositor.
fachada de la iglesia de San Ginés

placa de la iglesia
detalle de la placa












Y en Madrid se le ha dedicado una calle al maestro por la zona de Sol, lamentablemente con errores en las fechas y un rostro de fantasía, ya que no queda imagen alguna de él. 
La fecha de su nacimiento no ha quedado fehacientemente documentada, se supone que fue allá por 1548, y la de muerte es 1611.




También el Officium defunctorum de Luis de Victoria, a seis voces, sería elegido para despedir en 1993 a don Juan de Borbón, Conde de Barcelona, quien fuera hijo de Alfonso XIII y padre del rey emérito Juan Carlos I.

Ahora escucharemos dos números de esta magnífica obra. Su Requiem y el Kyrie eleison (Señor, ten piedad).




        
                            

Requiem significa descanso. En el comienzo de la misa de difuntos se pide por el descanso eterno del alma que acaba de ascender a los cielos, y se pide que la luz la ilumine.
El Kyrie eleison es un remanente de los primeros siglos cristianos, en que el griego fue fugazmente la lengua de la iglesia. Significa Señor ten piedad, y dice solo eso: Señor, ten piedad, Cristo, ten piedad, Señor, ten piedad. 
Pero, bajo la pluma de don Tomás, qué buenas maneras de decirlo.

Y cuando Felipe II muere en 1598 se le encarga a Alonso Lobo, músico que fuera maestro de capilla de Sevilla y Toledo, un motete fúnebre, Versa est in luctum.
El texto es del libro de Job: "Mi cítara se ha transformado en luto y mi órgano en la voz de los que lloran. Perdóname, Señor, pues mis días son nada."




RRCC de carolina.monacci@beatafilipina.com

  • Resumen de los puntos fundamentales en vídeo:









sábado, noviembre 12, 2011

Baja Edad Media. Las Cantigas de Santa María de Alfonso X

Ilustración de María






































La Edad Media duró aproximadamente 10 siglos, desde la caída del Imperio Romano Occidental hasta la caída del Imperio Romano Oriental o el descubrimiento de América.
Se la divide para su estudio en dos partes: a la primera se la denomina (por un error de traducción del alemán alt -viejo, antiguo-) Alta Edad Media, y a la segunda mitad, baja.

En la Baja Edad Media encontramos los primeros músicos profanos, los trovadores.

Sus canciones, escritas en lenguas romances, tenían dos melodías y diferentes estructuras.
Las formas fijas eran la ballade (AaB), el virelai (A b1b2 a A) y el rondeau (A B a A a b A B).
La temática era variada: el amor cortés, la pastorela, la canción de alba, el sirventés (que usaba como estructura poética el serventesio -arte mayor, alternancia de rimas A y B-, de ahí la similitud de los nombres), la tensó, el planh...


Se acompañaban con instrumentos sencillos, al menos la mayoría de ellos.
Una excepción es el organistrum. Este instrumento, que cuenta con varios nombres, es un cordófono frotado de teclado. Curiosamente, no se frotan sus cuerdas con las cerdas de un arco sino con una rueda. Al girar una manivela la rueda frota constantemente las cuerdas, que suelen ser tres o cuatro. Algunas de ellas dan siempre el mismo sonido y se denominan bordonas. Aquellas que reciben el contacto de las espadillas de las teclas en distintos sitios de su longitud haciendo la melodía se llaman cantoras.


En la película "La leyenda del alcalde de Zalamea" de Mario Camus, en los minutos 3:25; 8:03; 17:54; 54:05; y a la hora y 46' (1'46:16), puede verse a un ciego con un lazarillo tocando un ejemplar renacentista, la zanfoña, mientras improvisa versos con los que relata los acontecimientos que están sucediendo en la ciudad: esto explica que otros de los nombres del organistrum fueran viola de ciego o gaita de pobre.



Esta última denominación se debe a la similitud con la gaita que da la nota pedal.
Un apunte curioso... En la película, el ciego usa unos coquetos quevedos, objeto de lujo para la época que solo podían permitirse los ricos y que en este caso solo cumplirían una función estética...


Hay infinidad de instrumentos en esta época, y en ellos podemos vislumbrar el germen de sus descendientes actuales.
Muchos de ellos, incluso, continúan tocándose en los pueblos, como las launeddas en Sicilia, o las chirimías en varios pueblos de España, o los rabeles sencillos elaborados por los pastores con los elementos que la naturaleza del entorno provee.

El libro de las Cantigas de Santa María, de Alfonso X el Sabio (rey castellano del siglo XIII) son una fuente iconográfica importantísima. Este mismo rey mandó también recopilar en miniaturas los juegos: existe el Libro de los Juegos como testimonio de los pasatiempos medievales.


Las Cantigas, canciones a María escritas en galaico-portugués, tienen en sus páginas reproducciones de varios instrumentos dibujados con diligencia.
Familiarizarse con los dibujos de la época nos ayuda a entrar en la vida y arte medievales.

Alumnos de 2º de la E.S.O. han realizado estos trabajos de reproducción de las ilustraciones del libro de las cantigas que nos acercan a la estética medieval y les hacen compartir algo del minucioso trabajo de los viejos iluminadores.



Cordófonos:


Rabel y guitarra morisca realizado por Lucía


















Guitarra latina y mandora, por Rocío

Dibujado por Carla























Trabajo de Adrián























Trabajo de Sergio


























Dibujado por Álvaro





































Guitarra latina y vihuela de arco dibujadas por Claudia




Laúdes, por César







Dibujo de Andrea





















Trabajo de Gema



































Dibujo de Carlos


Trabajo de Antonio


Arpas góticas, por Enrique






















Dibujo de Yoel




















Julio 


Cítolas dibujadas por Sergio

Aerófonos:





































 


























Diana
 



Slawek








Trabajo de Jorge






























Dibujado por Sheila

























Trabajo de Robert





























Flautas traveseras dibujadas por Marta



























Launeddas, por José 





























Dibujo de Rocío
























Trabajo de Jorge

Trompas, por Slawek

Gaita, dibujo de Natalia







Trabajo de Álvaro



Trabajos de 2017


2º B Beata Filipina




Camila 










Dahiana









María 






















Diego 




Adrián 



Alejandra




Cristina 




Guillermo 





Carlota 




Mario 





Andrea 





Paula 




Adrián 






Claudia 



Julia 






Belén 





Iván 





Daniel







Paola







Melany 






Trabajos de 2º A

Alejandro 




Paula 





Katherine 




Juan Daniel





Celia 





Elisa 





Alejandro 





María 




Rebeca  





Karla 







Noelia 






Pablo 






Laura 




Aroa 






Ángel 




Luis 





Carla 





César 






Sofía 





Rodrigo 



Valeria 



Raquel